ECOUTEZ VOIR, une exposition pour plonger aucoeur du handicap visuel et auditif

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APRIL Assurances et Mutant Assurances, en collaboration avec la Mission handicap d’APRIL GROUP, souhaitent sensibiliser davantage les collaborateurs et partenaires du Groupe APRIL aux handicaps visuels et auditifs. Ainsi du 24 mars au 9 avril 2010, l’APRILIUM accueille un espace d’exposition spécialement conçu par Perrine Lacroix, artiste lyonnaise et Nathalie Birault, photographe et graphiste lyonnaise (elle-même malentendante), pour plonger au coeur du handicap visuel et sonore. Il s’agit à la fois de faire découvrir de manières sensorielles et ludiques différents mondes sensitifs, visuels et cognitifs et aussi faire mieux comprendre certaines situations que peuvent subir les personnes handicapées. Cela avec pour objectif d’aider à une meilleure intégration et considération de leurs différences et des conséquences qui en découlent.

« Ce n’est pas parce que je ne vois pas, que je ne pense pas. J’aimerais que les gens nous considèrent plus. (…) Il y a les noirs et les blancs, les jeunes et les vieux, il y a les voyants et les miros ». Un extrait du témoignage de Vincent (module « voir »). L’espace d’exposition est constitué de deux modules octogonaux se faisant échos : l’un illustre la surdité et l’autre la cécité. Les « APRILIENS » sont invités à se déplacer à travers ces volumes géométriques, dans un univers inconnu, spécialement réalisés pour eux. Des projections vidéo et des expériences de vie s’enchaînent. Chacun de ces espaces révèle ainsi la singularité de la perception sensorielle de chacun des handicaps. D’un côté, le rythme est donné par des silences ; de l’autre, par l’obscurité ou l’éblouissement.

 

Une exposition en deux temps

L’univers des malvoyants

Avec cette installation, Perrine Lacroix souhaite faire découvrir aux « APRILIENS » la façon dont les aveugles et malvoyants « voient ». Chacun voit différemment, selon son histoire, selon son parcours. Un aveugle ne voit rien du tout s’il a été accidenté. Mais souvent s’il est aveugle de naissance ou par maladie, il perçoit la lumière sans pour autant voir les formes. Certains distinguent même la lumière électrique de celle du soleil. D’autres voient la vie en noir alors que d’autres la vivent plus en rose. À travers plusieurs projections vidéo, Lise, Jean-François, Georges et Vincent évoquent, chacun leur tour, leurs vues, leurs visions, leur rapport au monde et aux autres.

L’univers des malentendants

 

 

Parce que chaque handicap est singulier et à considérer au cas par cas, Nathalie Birault, photographe et graphiste lyonnaise, elle-même malentendante, propose non pas de fournir une définition stricte de la perte auditive mais de plonger le spectateur dans un univers singulier, basé sur son expérience personnelle et sur des témoignages de professionnels du son et de l’audition. En écho avec l’installation de Perrine Lacroix, les temps sont ponctués par des expériences sensitives, par des silences. Ces expériences font réagir le spectateur à la fois au niveau de son audition, mais aussi sur sa localisation spatiale, puisque la vue est la principale compensation. Dans un premier temps, le spectateur doit avoir une sensation d’étouffement des sons lorsqu’il rentre dans le module. Les vidéos projetées dans cette installation encerclent complètement le spectateur de manière à le plonger dans l’univers du silence. L’installation guide le spectateur de façon visuelle et non auditive. Remarque : le choix du revêtement de la structure a été fait sur l’inspiration artistique des matériaux comme la feutrine de Joseph Beuys pour la salle « Plight » et des tissus, moquettes des installations de Bill Viola.

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