Inclusion digitale : “Les entreprises doivent s’engager davantage !”

Inclusion digitale : "Les entreprises doivent s’engager davantage !"
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“Les entreprises doivent s’engager pour l’inclusion digitale” : C’est la conviction de Mylan Douthe et de Florian Toix, PDG Cofondateur d’AlternaDom.

Par Mylan Douthe, coordinateur de la Commission Nationale Politique de la Jeunesse d’APF France Handicap. Le numérique est au cœur de nos vies, en témoigne le plan gouvernemental 2022 sur la dématérialisation des démarches administratives. Mais beaucoup de Français ont encore des difficultés à utiliser l’outil informatique et parfois même, pour 14 millions d’entre eux, ils n’en disposent tout simplement pas. Il y a donc encore fort à faire pour l’inclusion digitale de tous, avec ou sans handicap.

Faire davantage pour l’inclusion digitale du grand public

Florian Toix, PDG Cofondateur d’AlternaDom, est passionné depuis son plus jeune âge par les nouvelles technologies. Il est venu parler, le mercredi 1er décembre, dans l’émission Girondine d’actualité du Handicap « Mobilité Augmentée », des moyens qu’il met en place au quotidien avec ses équipes pour lutter contre cette fracture. « Il faut faire davantage et nous considérons que cela passe par des efforts accrus de la part des acteurs privés, afin de favoriser l’inclusion digitale auprès du grand public, des entreprises et des grandes écoles », a-t-il expliqué sur RIGFM.

Les objets connectés, la robotique et l’intelligence artificielle sont ses sujets de prédilections. Son bureau d’études en électronique et informatique, accompagne celles et ceux qui le souhaitent dans la conception, le développement, le prototypage et l’industrialisation des objets connectés de la carte électronique (et son logiciel embarqué) jusqu’à son application mobile et/ou site web applicatif.

Des obstacles pratiques, financiers et territoriaux

Les barrières qui expliquent l’inaccessibilité numérique sont nombreuses : l’inaccessibilité des sites internet (seuls 4% des sites d’administrations publiques ont fait une déclaration de mise en conformité aux RGAA), les faibles revenus qui ne permettent pas facilement l’acquisition de l’outil d’un ordinateur et d’une connexion internet (rappelons que les bénéficiaires de l’AAH vivent toujours sous le seuil de pauvreté), ou encore des disparités territoriales sur l’accessibilité d’une connexion à haut débit.

Certes, depuis quelques années, un gros travail est fait sur la réduction des zones blanches. Divers plans gouvernementaux ont permis de renforcer la couverture territoriale, notamment le New Deal Mobile, signé en janvier 2018 par les quatre opérateurs mobiles.

Former les publics éloignés du numérique

Mais cet effort sur l’infrastructure réseau n’est aujourd’hui plus suffisant. Il est également absolument fondamental d’agir sur la formation à destination des personnes éloignées du numérique.

Il appartient désormais aux sociétés du secteur technologique de s’engager plus avant dans la transformation numérique en imaginant un écosystème connecté. Cela peut se faire notamment en  investissant dans les technologies immersives (réalité augmentée, virtuelle…). Ces dernières s’appliquent dans plusieurs domaines et permettent d’optimiser une formation (simulateurs), de reproduire des pièces ou des produits en 3D, de faciliter l’accès aux données (manuels opératoires augmentés facilitant la maintenance, la production) …

Grâce à ces technologies, les gains de productivité (optimisation du temps de travail) sont indéniables. Rappelons ici que nous savons tous, depuis la loi de 2005 notamment, que le handicap est d’abord écosystémique. On saisit donc bien là tout l’enjeu social de la démarche au-delà des aspects économiques.

Accompagner les entreprises et privilégier les partenariats

Les entreprises, et notamment les TPE/PME, ont besoin d’être accompagnées pour pouvoir bénéficier des perspectives offertes par le digital. Beaucoup d’entre elles n’ont effectivement pas en interne les compétences nécessaires pour favoriser le développement des pratiques liées au numérique. Les entreprises technologiques comme AlternaDom ont un rôle central à jouer pour faciliter l’échange de bonnes pratiques.

Ainsi, des partenariats sont possibles avec des grandes écoles, afin de permettre à celles-ci de renforcer en leur sein la formation sur ces sujets. Il est en effet essentiel de favoriser la monter en compétences des étudiants en matière de développement informatique. Il est certain que les entreprises du numérique ont un rôle central à jouer aujourd’hui et à fortiori demain dans l’inclusion digitale. La société dans son ensemble a besoin de leur expertise, surtout s’ils agissent en partenariat avec des acteurs de proximité, telles les associations représentatives.

Rappelons que la commission nationale politique de la jeunesse de APF France Handicap travaille actuellement sous mon impulsion à un rapport sur le sujet et s’engagera dans un second temps sur des actions concrètes et tangibles, notamment en termes de formation des acteurs justement. La mutualisation des connaissances des acteurs en prise avec les réalités de terrain ne pourra in fine qu’améliorer l’efficience de toutes initiatives actuelles et à venir.

Pour écouter l’émission « Mobilité Augmentée » animée par Mylan Douthe et l’interview de Florian Toix CEO Cofondateur d’AlternaDom, rendez-vous ici : https://www.rigfm.fr/podcast/mobilitn-augmentn-e-1052

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