L'Association des paralysés de France inquiète pour un jeune Kosovar expulsé

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PARIS, (AFP) – L’Association des Paralysés de France (APF) a écrit au gouvernement pour lui demander le retour d’un jeune Kosovar de 15 ans polyhandicapé, expulsé de France l’an dernier, et dont, selon l’APF, l’état de santé se dégrade faute de soins appropriés dans son pays.

 

“Après une énième hospitalisation le 21 mars, la vie d’Ardi Vrenezi, jeune Kosovar polyhandicapé expulsé de France le 4 mai dernier, est gravement en danger. Ardi subit actuellement une dégradation de son état de santé très préoccupante”, écrit jeudi l’APF dans un communiqué.

“Lorsqu’il était soigné en France, (le jeune homme) mangeait tout seul, arrivait à se tenir debout et recommençait à prononcer quelques mots (mais) fait désormais des crises d’épilepsie avec perte de connaissance quotidiennes, ne peut plus déglutir ni s’alimenter et n’arrive même plus à maintenir sa tête, ni à se tenir assis”, affirme l’APF, l’une des principales associations de personnes handicapées en France. “Ardi ne bénéficie d’aucune prise en charge au Kosovo”, selon l’APF, qui “demande donc son retour en France (…) avant qu’il ne soit trop tard”.

L’association a écrit aux ministres des Affaires étrangères Alain Juppé et de l’Intérieur Claude Guéant pour leur demander d’intervenir.

L’APF avait déjà fait parvenir un courrier au précédent ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. Son cabinet avait alors confirmé que le jeune homme avait “fait l’objet d’une mesure d’éloignement” et était “retourné au Kosovo avec ses parents en 2010”, selon une copie de la lettre transmise par l’APF.

Le cabinet y affirmait avoir recueilli “les accords des médecins” avant d’ordonner cet éloignement. Le ministère a également demandé à l’ambassade de France à Pristina “si l’intéressé recevait toujours les soins requis”. “Les autorités ont précisé que tel était bien le cas, mais qu’il avait fallu rappeler à la famille la nécessité de respecter le protocole de soins de leur fils, son état de santé dépendant de son suivi permanent”, toujours selon ce courrier.

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