Le GIHP Rhône-Alpes soutient le mouvement "Ni pauvre, ni soumis".

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Il est en effet évident que le pouvoir d’achat d’un minimum social, tels que l’AAH (Allocation Adulte Handicapé) et ses compléments (actuellement situés en dessous du seuil de pauvreté), ne permet pas aux personnes en situation de handicap de vivre dignement. Le GIHP Rhône-Alpes ne peut que constater sur le terrain les situations de précarité auxquelles les personnes handicapées sont très souvent confrontées. Si la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) a en effet considérablement amélioré l’autonomie et le confort de vie de ses bénéficiaires, et singulièrement des plus dépendants, elle n’a eu bien sûr aucune incidence sur leurs ressources, c’est à dire leur minima d’existence lequel est peu ou pas inchangé depuis de nombreuses années. D’autre part le recul de notre couverture santé, qu’il s’agisse du déremboursement de médicaments ou du rapport coût/couverture des mutuelles qui se dégrade, touche bien évidemment l’ensemble de la population mais fragilise encore davantage les citoyens ayant de faibles revenus ; les titulaires de l’AAH en font bien évidemment partie.

Les revenus des personnes en situation de handicap ont été laissés sur le bord du chemin, sans débat ni traitement de la part de l’Etat. Il n’est pas normal, il n’est pas moral, il n’est pas juste, il n’est pas sain pour une société de laisser ainsi ceux qui sont parmi les plus faibles des siens, dans une situation de quasi abandon économique, leur pouvoir d’achat s’érode et les restes à charge via notamment les franchises s’alourdissent.

La loi du 11 février 2005 a placé au coeur de son objectif la promotion de la citoyenneté, de l’égalité des chances et de la participation des personnes handicapées à la vie sociale.

Le GIHP Rhône-Alpes, fidèle à son idéologie, rappelle qu’à ses yeux l’insertion professionnelle est primordiale et qu’elle doit être favorisée toutes les fois qu’elle s’avère possible. Tout autant que l’instauration d’un véritable revenu d’existence, le GIHP Rhône-Alpes souhaite la mise en oeuvre d’une politique très déterminée en faveur de la formation et de l’emploi, seule à même d’éviter d’éventuelles dérives, celles qui aboutiraient à un regrettable consensus où les personnes en situation de handicap, satisfaites de leur sort, dispenseraient la collectivité de leur réserver un rôle à tenir au sein de la vie économique et sociale. On ne saurait refuser aux personnes handicapées le droit d’avoir des devoirs !

Si l’ensemble de notre société française vit des moments difficiles, les effets de la crise mondiale sont amortis en partie grâce à notre système de protection sociale.

Cela devrait nous inciter à nous orienter vers une société citoyenne solidaire dans laquelle l’Homme peut retrouver une place, loin des seuils et des clichés. Ce modèle tel que le GIHP Rhône-Alpes le souhaite n’est pas utopique ; basé sur des notions de solidarité, il concerne l’ensemble de nos concitoyens.

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