Préjugés sur les troubles psychiques : Pédaler pour changer les mentalités

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Quelques semaines avant le départ officiel du mythique Tour de France cycliste, fixé le 1er juillet 2022, aura lieu la huitième édition de l’immanquable opération Psycyclette du 6 au 13 juin prochains.

Une fête sportive pré-estivale pour en finir avec les préjugés sur les troubles psychiques

Répartie sur huit jours, cette Grande Boucle anti-préjugés sur les troubles psychiques mènera des personnes malades et leurs proches dans les rues de dix-huit villes qu’elles traverseront. Objectif : aller à la rencontre du public pour briser les tabous liés aux maladies psychiques et au handicap qui peut en résulter.

Avec trois équipes en course, cette initiative se présentera ainsi : 

  • Un premier parcours entre Rouen et Paris, du 6 au 13 juin, qui fera étape dans les villes de Criel-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer, Gravelines, Lille, Cambrai, Noyon et Meaux.
  • Des kilomètres avalés entre Gap et Monaco, du 7 au 11 juin, avec des haltes prévues du côté de Manosque, Saint-Martin-de-Pallières, Draguignan et Nice.
  • Un dernier défi situé entre Tours et Paris, du 9 au 13 juin, entrecoupé d’escales dans les communes de Vendôme, Bonneval, Rambouillet et Versailles. 

Une aventure pour remplacer la peur par la sensibilisation

Ainsi, sur 1 300 kilomètres, 150 adhérents de l’UNAFAM – Union nationale des Amis et Familles de personnes malades ou handicapées psychiques – s’apprêtent à se réunir autour des valeurs du sport. Pour célébrer chaque arrêt, les municipalités derrière les villes-étapes organiseront des animations. Chaque mairie partenaire de l’UNAFAM prévoit alors des débats citoyens autour des préjugés touchant les personnes atteintes de troubles psychiques.

François, partie prenante de Psycyclette voit cette nouvelle édition d’un bon œil. Pour ce père de famille, cette expédition « fraternelle » ressemble à « un pèlerinage, une manière d’essayer de faire autre chose pour [son] fils que de l’amener aux urgences ». De plus, la présidente, Marie-Jeanne Richard, insiste, elle aussi, sur le leitmotiv de l’expérience, c’est-à-dire « la déstigmatisation des troubles psychiques » encore nécessaire aux quatre coins de l’Hexagone face aux préjugés.

Un point sur les troubles psychiques en France 

D’abord, autour de l’opération Psycyclette, il convient de rappeler que les troubles psychiques concernent 13 millions de Français. Par conséquent, cette problématique constitue un enjeu prioritaire dans les politiques de santé publique. Toutefois, il reste du chemin à parcourir sur le terrain des préjugés liés aux troubles psychiques. En la matière, sensibiliser marque une étape vers le changement de mentalités.

Les troubles psychiques recouvrent à la fois la schizophrénie, les troubles bipolaires, les dépressions ou encore les troubles obsessionnels compulsifs. Pour rappel, un Français sur quatre peut avoir à y faire face.

De ce fait, l’UNAFAM agit pour combattre les préjugés. En effet, elle accompagne quotidiennement plus de 15 000 adhérents de l’association. Dans le même temps, 340 groupes de parole travaillent pour dissiper le brouillard autour de ces perturbations mentales. Celles-ci demeurent « invisibles, invalidantes et mal connues ». 

En somme, Psycyclette représente d’après un coureur « un peu notre vie, avec des hauts et des bas. ». Au quotidien, 4,5 millions de personnes malades vivent leur vie aux côtés de l’UNAFAM.

Comment aider ou perpétuer l’action caritative de Psycyclette ? 

Alex Renaud-Bourbon

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