Retina France et l'Ariba unissent les acteurs de vue.

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Pour la première fois les principaux acteurs de la vue se sont réunis pour débattre de la problématique de santé publique « la Malvoyance en France ».  Un débat d’importance quand on sait que plus de trois millions de personnes dans notre pays souffrent d’affections visuelles et perdent progressivement la vision.

 

Ces maladies peuvent toucher dès le plus jeune âge (ndlr : Rétinite, Stargardt, Usher) ou plus tard dans la vie (ndlr : Glaucome, DMLA atrophique ou exsudative…). Elles se caractérisent selon le cas par une vision nocturne altérée, un champ visuel rétréci ou une image floue.

Apprendre à travailler ensemble
La personne touchée par une DMLA se rendra à la gare mais ne verra plus les panneaux des horaires, ira à la mairie mais ne lira pas les informations, croisera son petit fils mais ne le reconnaîtra pas. Dans d’autres cas, c’est le contraire : une personne atteinte de rétinite pigmentaire pourra lire son journal en visant la ligne mais ne pourra plus se déplacer dans la rue car sa vision est trop étroite, comme à travers le trou d’une serrure. Des « métiers » qui ne se connaissaient pas doivent apprendre à travailler ensemble. Il faut rompre les habitudes, casser les mentalités, remettre en cause les certitudes. Des résistances persistent et le sommet organisé au Silmo, salon de l’optique, par Retina France, association de malvoyants et l’Ariba, association de professionnels de la vision, a été riche d’enseignements. Les spécialistes ont affirmé la nécessaire unité en faveur des malvoyants pour un meilleur suivi, une meilleure prise en charge. Le concept de créer des « Maisons de la vue » dans les départements a été évoqué dans le cadre d’un prolongement de l’existant, c’est-à-dire des réseaux de santé.

 

* dégénérescence de la macula, centre de la rétine

 

Contact : www.retina.fr numéro azur 0 810 30 20 50.

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