Un paradis baigné d’histoire

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Véritable joyau de la Côte turquoise, Antalya figure parmi les plus beaux trésors du pays. Cette ville est aujourd’hui une station balnéaire très fréquentée. La vieille cité historique est également attrayante tout comme l’ensemble de la région.

 

 

Bienvenue dans l’ouest de la Méditerranée turque ! Ici, depuis l’Empire ottoman, on l’appelle Akdeniz (mer blanche) pour la démarquer de son pendant nordique, Karadeniz (mer noire). Outre ses paysages paradisiaques, la région regorge de ruines antiques. Elles s’harmonisent avec la nature dans des senteurs de pins et de maquis et rappellent aux voyageurs les siècles qui les ont précédés. La Côte turquoise est un émerveillement pour les passionnés d’Histoire, les férus de randonnée, de voiliers, ou même les amateurs de farniente. On pourra la découvrir en voiture ou en bus. Mais rien de tel que de naviguer sur ces flots turquoise à bord d’une traditionnelle goélette (gület). Si les voiliers de tourisme ne pourront pas tous vous assurer confort et sécurité, certaines agences de voyage, comme Mobility Turkey (en anglais), se font fort de vous trouver un navire à votre convenance. Nichée dans une baie au pied de la chaîne du Taurus, Antalya est la station balnéaire la plus populaire de Turquie avec quelque 10 millions de visiteurs en 2012.

Même si Antalya est très touristique et donc bondée en été, elle n’en reste pas moins agréable. La végétation exotique tempère la canicule estivale, ainsi on ne se sent pas étouffé en se promenant sous les palmiers. La cité se distingue grâce à son cœur historique où se niche la vieille ville (Kaleiçi), un quartier de pêche pittoresque aux bâtisses ottomanes construites en bois. Les ruelles et le port jadis utilisé ont été rénovés à la fin des années 1980. Malgré les boutiques de souvenirs et les charmants cafés et restaurants, on a la sensation d’y être hors du temps. De nombreux efforts ont été faits pour améliorer l’accessibilité des infrastructures touristiques, mais beaucoup reste à faire ! Si plusieurs sites hôteliers n’ont rien à envier aux standards européens, beaucoup de voyageurs en situation de handicap préfèrent, pour plus de commodité, les grands complexes des villes de Belek ou Lara. Pour ceux qui souhaitent partir en excursion, il est préférable de s’adresser à des agences de voyage « sur mesure ». Dans certains hôtels, il est possible de louer des véhicules spécialement adaptés.

Une jolie petite route sillonne la pinède jusqu’au site archéologique de Phaselis, situé à 56 km à l’ouest d’Antalya, en plein cœur d’un parc naturel protégé. Englobant trois criques, il s’agit sûrement du site le plus charmant de la région, idéal pour allier bronzage et visite. Au milieu des pins s’éparpillent les ruines de l’ancienne cité de la fédération lycienne, fondée en 690 av. J.-C. Les conditions d’accès sont plutôt difficiles mais non insurmontables. Quelques hôtels pourront vous garantir le confort de base. Plus au sud, la cité d’Olympos attire aujourd’hui la jeunesse bohème turque et internationale. Il faut dire que le lieu se prête à la détente : une large crique à l’eau transparente entourée de falaises dans laquelle se jette perpendiculairement une rivière. De chaque côté de cette rivière, la forêt cache à peine les ruines d’une cité antique. Le décor est propice pour ressentir le keyif turc : un état d’épanouissement, de sérénité, de relaxation. Attention, en dehors d’Antalya, les plages ne sont pas prévues pour recevoir des personnes handicapées. Rien n’interdit de s’y rendre, mais à leurs risques et périls.

 

un « château de coton »

À l’intérieur des terres, donc plus au nord, la visite de l’un des symboles tou-ristiques de la Turquie est indispensable. À 20 km de Denizli, le site de Pamukkale, « château de coton », est inscrit au Patri-moine mondial de l’Unesco. La nature a parfois quelque chose de miraculeux. Ici, en creusant la roche, elle a formé des sillons et piscines naturelles d’un blanc immaculé. Absolument magique ! Plusieurs restaurants et hôtels se sont équipés d’accès handicapés, renseignez-vous avant de vous y rendre. De retour dans le sud, on rejoint Fethiye avec envie pour y découvrir ses fameuses lagunes. Située dans une baie fermée par douze îlots, elle transmet un étrange sentiment de paix au voyageur. L’un des atouts incontestables de Fethiye reste sa proximité à l’incomparable plage d’Öludeniz. Les eaux pro-tégées des humeurs d’Eole donnent en effet à cette lagune turquoise une allure de mer Morte, entourée de forêts de pins. Un décor paradisiaque ! Le soir venu, la baie de Belcekız à quelques pas de là offre un tas de divertissements (bars et discothèques sur la plage). Enfin, le temps d’une dernière escapade plus au nord, on se rendra à Ephèse. Unique et émouvante, c’est la cité antique la mieux conservée de Méditerranée après Pompéi. Rues pavées, bibliothèque de Celsius, théâtre et temple d’Hadrien rivalisent avec les ruines du temple d’Artémis, quatrième merveille du monde antique. Il est vrai que les sites archéologiques ne sont pas adaptés aux personnes à mobilité réduite, les routes sont chaotiques et il y a peu de rampes d’accès, mais, avec un peu d’organisation et un guide spécialisé, les charmes d’une des plus belles cités antiques ne sauront vous échapper. Une route bordée d’oliviers mène à l’ancien village grec de Şirince, dont les façades pittoresques et les deux églises byzantines sauront également charmer les voyageurs. Il est alors temps de rentrer si l’on promet de revenir.

 

Article réalisé en partenariat avec le Petit Futé, éditeur du guide  Handitourisme en France

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