Une campagne pour soutenir les parents dans leur rôle de prévention de l’usage de drogue par les jeunes

Écouter cet article

Depuis le 13 décembre, la nouvelle campagne « Contre les drogues, chacun peut agir » est diffusée à la télévision. Objectif : soutenir les parents et les adultes en général dans leur rôle de prévention de la consommation de drogue chez les adolescents. Elle les encourage à intervenir en cas de consommation, à engager le dialogue avec leur enfant, sans dramatisation ni banalisation, et à demander une aide extérieure si c’est nécessaire.

 

 

Des études internationales basées sur l’observation et l’expérimentation et menées depuis plus de trente ans montrent qu’un grand nombre de facteurs de risque et de protection liés à la consommation de drogues relèvent de la sphère familiale et de la qualité de l’interaction entre parent et enfant. Le rôle primordial des parents dans la prévention des conduites à risque de leurs enfants et la nécessité de les conforter dans cette fonction ont par ailleurs été confirmés par des experts (épidémiologistes, psychiatres, pédagogues, philosophes, juristes) réunis en mai 2010 à l’occasion des assises de la parentalité et de la prévention organisées par la Mildt (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie). S’appuyant sur les conclusions de ces assises, l’Inpes, la Mildt et le ministère de la Santé une nouvelle campagne télé. La campagne « Contre les drogues, chacun peut agir » entend soutenir les parents et les adultes en général dans leur rôle de prévention de la consommation de drogue chez les adolescents. Elle les encourage à intervenir en cas de consommation, à engager le dialogue avec leur enfant, sans dramatisation ni banalisation, et à demander une aide extérieure si c’est nécessaire.

Trois spots sont diffusés depuis le 13 décembre pendant trois semaines. Le premier met en scène Brigitte, la mère de Marion, une adolescente qui fume du cannabis, s’isole et rate ses examens. Brigitte va réagir en demandant de l’aide à Drogues info service. Le second spot raconte l’histoire de Michael, un adolescent qui sniffe de la cocaïne. Ses parents s’en doutent, son frère le sait, sa petite amie trouve ça plutôt rock and roll… mais aucun n’ose aborder le sujet de sa consommation avec lui.
Le troisième présente Nelson, un jeune qui a refusé de prendre l’ecstasy proposée par un de ses amis, en se rappelant que son entraîneur sportif lui avait conseillé de ne jamais commencer « même par curiosité ».
Ces différents scénarios visent à briser les non-dits et inciter les parents, et plus généralement les adultes (entourage des jeunes, professeurs, etc.) à adopter un discours commun sur les drogues.
Les trois spots renvoient vers le site www.drogues-info-service.fr et la ligne Drogues info service (0800 23 13 13) qui permettent en cas de difficulté de bénéficier de conseils et de trouver une structure d’aide.

 

Le troisième volet du Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011

Cette nouvelle campagne de communication constitue le troisième volet du Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011. Elle s’inscrit en effet dans un dispositif incluant deux autres campagnes. La première, lancée en octobre 2009 avec le slogan « Drogues : ne fermons pas les yeux » rappelait la dangerosité des produits et les aides disponibles. Le spot télé montrait qu’en dépit d’une relative banalisation (drogues associées à des scènes de convivialité, drogues à la une des magazines, drogues comme sujet de plaisanterie dans les émissions télévisées, etc.), les drogues restent des produits dangereux, engendrant accidents, précarité, parents désemparés, etc. La deuxième campagne, lancée en novembre 2009 par la Mildt avec pour signature « La drogue si c’est illégal, ce n’est pas par hasard » comportait trois spots mettant en scène respectivement une baby-sitter consommant de la cocaïne, un conducteur fumant du cannabis et des jeunes prenant de l’ecstasy lors d’une soirée dansante. Son objectif était de rappeler le cadre légal en matière de drogues et de vente d’alcool aux mineurs et le fait que l’usage de drogues a des conséquences dangereuses aussi bien pour soi que pour les autres. Cette campagne qui mettait en avant les vertus protectrices de la loi s’adressait aussi en priorité aux adultes, « prescripteurs de règles et premiers agents de la prévention ».

 

La brochure guide « Cannabis, les risques expliqués aux parents » pour compléter la campagne télé

La brochure « Cannabis, les risques expliqués aux parents » a été mise à jour et rééditée en 300 000 exemplaires pour accompagner la campagne télévisée. Ce document de 32 pages destiné aux parents leur apporte des informations concrètes sur les risques démontrés de la consommation de cannabis, produit illicite expérimenté le plus précocement en France avec une moyenne se situant autour de 15 ans.
La première partie de la brochure « Le cannabis : savoir l’essentiel » fait le point sur le produit, sa consommation, ses risques immédiats ou à plus long terme, la dépendance, les effets sur la santé, la législation pour son usage ou son trafic.
La seconde partie, intitulée « Parents : comment prévenir et comment réagir ? » leur donne des clés pour dialoguer avec leur enfant afin d’éviter la première expérimentation ou l’entrée dans la consommation régulière s’ils sentent que ce dernier a commencé à « déraper ».
La troisième partie « Trouver écoute et soutien à l’extérieur » les guide dans l’aide disponible (thérapies, lieux d’accueils, ressources).

Facebook
Twitter
LinkedIn

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.