Une console de jeux pour personnes malvoyantes

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Lors du Grand Prix de l’Innovation de la ville de Paris qui a eu lieu le 13 décembre, la console de jeux électroniques ODIMO s’est placée finaliste dans la catégorie Services Innovants. Première console de jeux basée principalement sur la reconnaissance vocale, ODIMO permet d’avoir des loisirs interactifs seul ou à plusieurs. Son ergonomie a été élaborée en collaboration avec de nombreuses associations, des malvoyants et une ergothérapeute.

 

Qui a dit qu’il était impossible de jouer aux jeux électroniques lorsqu’on est déficient visuel ? La console ODIMO est livrée avec une cartouche contenant un mode d’emploi vocal, un jeu de dé (yam’s), un jeu de carte (bataille), des mots croisés/mots fléchés et des sudoku.

Pas besoin de lire, ni d’écrire… juste de réfléchir. En glissant la cartouche dans la console la personne peut commencer à jouer de manière interactive grâce au haut-parleur et au microphone. L’utilisateur répond questions de la console qui comprend les réponses et guide le jeu en conséquence. ODIMO ne nécessite ni ordinateur, ni écran. A noter que le premier achat de la console s’accompagne d’un abonnement d’un an pour 320 euros TTC. L’abonnement (offert la première année) permet au joueur de recevoir tous les 2 mois une recharge d’une trentaine de nouveaux jeux. Ensuite l’abonnement coûte 99 euros TTC pour un an.

La mal-voyance en France

Comme le montre un sondage réalisé par BRAINBOX & COMPANY, la mal voyance touche un grand nombre de personnes (30% des personnes interrogées ont une personne mal-voyante dans leur entourage proche).

On estime à 2,8 millions le nombre de malvoyants en France atteints, entre autres, de DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age), de déficience de la cataracte ou de Glaucome. Du fait du vieillissement de la population, ce nombre est en forte croissance. A elle seule, la DMLA concerne 1 million de personnes en France et touche principalement les personnes de plus de 50 ans. L’espérance de vie s’allonge et entraîne le développement de pathologie de la vision (82% des malvoyants dans le monde sont âgés de 50 ans et plus). La qualité de vie des malvoyants se dégrade avec des risques d’affecter leur état moral et psychologique.

 

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