Vif succès des Assises Régionales Alzheimer d'Île-de-France

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La Direction régionale des Affaires Sanitaires et Sociales d’Île-de-France (DRASSIF), a clôt les Assises régionales Alzheimer d’Île-de-France. L’afflux d’inscriptions enregistré a démontré l’intérêt des participants, professionnel ou grand public pour le sujet abordé lors de la manifestation. Lundi 5 octobre 2009, 300 personnes se sont rassemblées pour visionner « Cortex », film dans lequel André Dussolier joue le rôle d’un commissaire de police à la retraite et atteint de la maladie d’Alzheimer. Les spectateurs ont ensuite pu débattre du sujet de ce film avec Nicolas Boukhrief, son réalisateur.

Mardi 6 octobre, ce sont près de 800 participants qui ont été accueillis à l’espace Charenton afin de suivre, au cours de trois tables rondes successives, une série de présentations sur la recherche, la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées et l’accompagnement des aidants.

Lors de son discours d’ouverture des Assises, Daniel CANEPA, Préfet de la région d’Île-de-France et de Paris, a souligné que « la maladie d’Alzheimer
est une maladie qui impose le développement concomitant de la recherche à la fois médicale, en soins et en sciences sociales, le
développement de réponses adaptées en termes d’action sanitaire, médico-sociale et sociale, une réflexion éthique sur le respect de la personne malade et de ses aspirations (…), une maladie dont les enjeux économiques et plus généralement sociétaux sont importants : la société toute entière accepte-t elle, acceptera-t-elle pour les années à venir, de porter ou non la solidarité à la hauteur de ces enjeux ? ».

De son côté, dans une contribution écrite qu’il a résumée lors de son intervention orale à la fin des Assises, le Pr Emmanuel HIRSCH, directeur de l’Espace éthique AP-HP et du département de recherche en éthique, Université Paris Sud 11, a traité du thème des « significations et des enjeux du soin », thème dont on trouve l’empreinte dans nombre des présentations exposées au cours de la journée : « Comme les proches au domicile, les professionnels évoluent à tâtons dans un territoire peu familier, étrange, inconnu. Les références s’atténuent, deviennent indistinctes, alors qu’elles devraient être, au contraire, renforcées et en capacité d’éclairer, de baliser le cheminement. En fait, il ne semble pas indifférent d’avoir à s’interroger sur la nature même du soin, dès lors qu’à un moment donné, il semble davantage se situer dans le registre de l’aide, de l’accompagnement que dans celui d’un projet résolument
thérapeutique ».

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