L'AMI, contre la misère organisée et pour la satisafaction des revendications des personnes handicapées

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En France, plus de 800 000 allocataires handicapés et plus de 600 000 personnes âgées ne disposent que de 680 euros par mois pour vivre, soit 230 euros de moins que le seuil officiel de pauvreté. Des millions d’autres pensionnés, retraités et handicapés non bénéficiaires d’allocations sont dans la même situation, voire pire ! Avec d’autres associations*, l’A.M.i a donc lancé fin 2007 une pétition en direction du gouvernement, intitulée « Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) et Minimum Vieillesse : nous exigeons l’alignement sur le SMIC ! ». Sur cette base elle a participé, notamment, à la grande manifestation nationale qui a réuni à Paris le 29 mars 2008, 35 000 handicapés, parents et amis, à l’appel du collectif inter-associatif « Ni pauvres ni soumis » puis,  demandé audience au Président de la République, Nicolas Sarkozy.

À la demande du Président, le Secrétariat d’État chargé de la Solidarité a reçu le 2 juin 2008 une délégation porteuse de 4100 signatures. De cet entretien d’une heure et demie, durant lequel de nombreuses questions ont été abordées (emploi, ressources, etc.), l’AMI retient un point positif : la suppression du délai de carence d’un an sans aucune activité professionnelle imposé aux personnes ayant un taux d’incapacité compris entre 50 et 79 % avant de postuler à l’AAH.

 

Mais,pour l’MI, le gouvernement a depuis, multiplié les mesures contre les droits des personnes handicapées, malades ou âgées:

 

– Maintien des allocataires handicapés et des petits pensionnés en dessous du seuil de pauvreté.

 

– Extensions des franchises médicales, qui frappent les grands malades et les handicapés, et augmentation du forfait hospitalier qui frappe les malades les plus pauvres. Et en même temps, déremboursement de médicaments dont l’efficacité n’a jamais été remise en cause !

 

– Fiscalisation des indemnités réparatrices versées aux accidentés du travail.

 

– Délais supplémentaires accordés aux entreprises n’employant pas de travailleurs handicapés.

 

À cela, s’ajoute le fait que les MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées créées par la Loi Montchamp du 11 février 2005) révisent de plus en plus à la baisse les droits des personnes handicapées: suppressions fréquentes de cartes d’invalidité et d’AAH, remises en cause de Compléments d’AEEH (Allocation d’Éducation pour Enfants Handicapés), refus systématique d’inclure l’aide au ménage et aux courses dans l’attribution de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), etc. Les MDPH étant pilotées par les Conseils Généraux, chaque Département accommode la loi à sa guise.

 

INFORMÉE DE L’ORGANISATION PAR « NI PAUVRES, NI SOUMIS » DE MANIFESTATIONS RÉGIONALES DANS TOUTE LA FRANCE, L’A.M.I APPELLE À Y PARTICIPER POUR LES REVENDICATIONS SUIVANTES :

 

– L’AAH, l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées – ex Minimum Vieillesse) et tous les minimums de pensions (vieillesse, invalidité) doivent être relevés à hauteur du SMIC net.

– Suppression de la prise en compte des revenus du conjoint/concubin/PACsé dans le calcul de l’AAH et des autres allocations et pensions. L’examen des droits ne doit tenir compte que des revenus du seul bénéficiaire handicapé, et de l’entretien des personnes à sa charge.

– Renforcement de l’obligation faite aux entreprises et aux administrations d’employer au moins 6 % de travailleurs handicapés. L’argent récolté par l’Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées (AGEFIPH) doit servir aux travailleurs handicapés et non plus à leurs patrons. Cet argent ne doit plus être détourné pour servir à pallier le désengagement financier de l’État (garantie de ressources notamment).

– Retrait des mesures gouvernementales qui « plombent » le budget des personnes handicapées, malades ou âgées et de leurs familles : franchises médicales, forfait hospitalier, imposition des indemnités versées aux accidentés du travail, déremboursement des médicaments, etc.

 

LES MANIFESTATIONS DU SAMEDI 27 MARS !

À Dijon : Rassemblement de départ à 14h, place Darcy.

À Grenoble : Rassemblement à partir de 14h à l’Anneau de vitesse de Grenoble.
Départ à 16h, en direction de la Préfecture, place de Verdun.

À Lyon : Rassemblement à 14h place des Martyrs de la résistance (Lyon 3e).
Défilé jusqu’à la rue Bellecour avec halte à la Préfecture.

 

Contact siège national : 172, rue de la Chanaye 71000 MACON  Tél: 03 85 34 34 59 ou [email protected]

Site internet :http://www.ami-handicap.org

 

* les associations avec lesquelles nous agissons : CDTHED à Grenoble, CDHR à Paris, ADEPO à Perpignan, GIPAA à Paris

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